vendredi 26 juillet 2013

La tête sous l'eau


Il faut bien être canadien et ne jamais avoir vu les fameuses chutes Niagara autrement que sur des clichés. Trop cliché justement, jamais eu envie d’aller y prendre une douche. C’est un peu cette fâcheuse habitude que je voulais chasser quand le weekend dernier, nous avons mis le cap sur Sodo (Saut-d’Eau en français). Cette chute où une fois de plus se confondent vaudouisme et catholicisme, les croyants y viennent se baigner pour la chance et pour prier la Lwa Erzulie (esprit de l’amour), celle que peut également servir à personnifier la Vierge Marie. Insaisissable Haïti… Autour de moi dans l’eau, des gens se lavent et prient. Je n’ai toutefois pas compris la pratique qui consiste à enlever ses petites culottes après la baignade pour les laisser suivre le courant !? On a aménagé le tout pour les croyants et les touristes et le résultat est pas mal. Comme à l’habitude dans ce genre d’attractions touristiques, on reste coincé par l’arbitraire du gars qui nous accueille, le prix d’entrée semblant varier en fonction de … la couleur de la peau peut-être ? La tête sous l’eau, je me suis engagé à me débarrasser de ce fâcheux préjugé qui m’empêche de courir les zones touristiques trop publicisées.

vendredi 19 juillet 2013

Des élections, un mort et des grandes folles


Chantal soufflait dans le nez de l’avion qui nous ramenait de Montréal il y a deux mercredis. Rien de trop décoiffant pour Haïti heureusement. Le retour à la maison est toujours le même : Souhaité et déprimé. Souhaité parce que du Québec où la vie est propre et rangée, on s’ennuie de l’indomptée vie haïtienne. Déprimé parce qu’en mettant les pieds en Haïti, on croise rapidement ces camps oubliés où s’entassent des milliers d’oubliés (encore près de 320 000 personnes dans les camps selon le dernier rapport d’OCCHA, juin 2013) de ce pays tout autant oublié qu'amnésique. Je n’avais pas suivi les nouvelles d’ici à partir de Montréal, décrochage oblige. On se fait toutefois rapidement rattraper. En premier lieu, l’ambassadeur canadien qui prend la parole pour rappeler aux haïtiens que l’échéance électorale (le tiers du sénat et les municipales) est toujours fixée pour 2013, et que si les choses ne bougent pas d’ci la fin du mois de juillet, la possibilité ‘matérielle’ de tenir cette consultation (il faut appeler un chat un chat !) avant 2014 est nulle. Le Canada assumerait le tiers des dépenses de la prochaine élection selon les informations glanées auprès de collègues ‘canadians’. On n’a pas entendu la menace, mais on pouvait la sentir … On avait surtout le sentiment que l’ambassadeur canadien avait été envoyé en mission commandée par les autres acteurs de la communauté internationale. L’élection étant comprise comme une dimension essentielle d’une structure constitutionnelle fragile et à risque de s’écrouler, on tente de faire comprendre à ceux qui ont de l’influence dans ce processus qu’il y a eu assez d’effondrements en Haïti, il serait peut-être préférable d’éviter celui-ci. De plus, cette situation pousse actuellement plusieurs acteurs internationaux à retenir leurs engagements et dans la mesure où 'il faut décaisser', ça commence à poser des contraintes internes. L’autre grande nouvelle des derniers jours est le décès d’un juge qui enquêtait sur de présumés magouilles de la femme et d’un fils du président. Cette enquête du juge a suivi la plainte de corruption déposée par un citoyen contre les deux Martelly. Dans ce dossier encore une fois, impossible de savoir qui dit la vérité et son inverse, qui ment. C’est un constat après près de 5 ans à naviguer dans l’étang haïtien : tout, et vraiment tout, demeure insaisissable. Au début du mois de juillet, le juge avait annoncé son intention de convoquer le premier ministre et quelques ministres pour les interroger. Des proches du juge mort dans la nuit de samedi à dimanche (un AVC selon la direction de l’hôpital) affirment que ce dernier se serait plaint de fortes pressions de la part de l’exécutif et du gouvernement afin qu’il laisse tomber son enquête. Ces pressions auraient culminé jeudi dernier dans une rencontre avec entre le juge, le PM, le président et quelques autres autorités du monde juridique. Du côté de l’exécutif et du gouvernement, on mentionne que cette fameuse rencontre n’a jamais eu lieu et aucune pression n’a été faite à l’encontre du juge. Les proches du juge persistent et le parlement enquêtera sur l'affaire. Une mort donc qui demeure suspecte (le juge en question n’aurait pas eu de problème de santé préalable à un ACV selon certaines sources) mais qui devrait alimenter le monde politique pour les prochaines semaines. Et puis aujourd’hui, des Protestants réunissent des milliers de personnes pour dire au gouvernement de ne pas mettre son nez dans le dossier du mariage pour conjoints du même sexe… Depuis quelques semaines, le dossier de l’homosexualité en Haïti (une homosexualité cachée sauf pour les ‘grandes folles’ qui font partie du folklore de plusieurs grandes fêtes) surgit ça et là dans les médias. Je pose l’hypothèse que c’est un contrecoup du débat houleux qui a eu lieu en France parce qu'ici, absolument rien n’indique que l’agenda politique fera une place à ce dossier pour les prochaines années. Mais il faut dire que dans un pays où l'un des sports nationaux est de se perdre dans de longs débats inutiles ... On parlera des élections plus tard !

vendredi 7 juin 2013

Qui est responsable de l'épidémie de choléra ?


Je lisais dans les médias haïtiens cette semaine que des parlementaires américains s’impatientent de voir les Nations Unies (UN) reconnaître leur responsabilité dans le dossier du choléra en Haïti. Ou encore que Ban Ki-moon cherche un million par année pour gérer l’épidémie de choléra en Haïti. Le président Martelly jonglerait avec l’idée de poursuivre les Nations Unies, alors que plus de 500 personnes auraient déjà entrepris des démarches. La semaine dernière, des gens ont bloqué une partie du centre-ville pour que réparation soit faite et que la Minustah fasse ses valises. Sur ce dernier point, ils sont plusieurs demandeurs. J’ai toujours pensé que la Minustah avait joué à l’imbécile dans ce dossier, au plan des communications du moins (lire ce billet), en s’inscrivant sottement au centre de la cible. Le contexte pré-électoral aidant, il deviendra payant d’instrumentaliser la grogne contre les UN et leur rôle dans l’épidémie du choléra, mais les haïtiens sont-ils sur du solide dans ce dossier ? Il est probable que l’établissement d’une responsabilité unique dans cette triste et lente catastrophe (je vous rappelle qu’en date du 28 mai dernier, le choléra a infecté près de 700 000 personnes, fait presque 3000 morts) ne sera pas une mince affaire. Il ne fait aucun doute dans mon esprit que la Minustah est responsable d’avoir amené la bibitte dans le pays. Les UN étire au risible certains concepts techniques (scientifico-juridiques) pour éviter de se mettre la tête sur le billot, mais c’est peine perdue. Considérant ce que l’on savait sur la situation de l’épidémie dans certains pays (le Népal pour ne pas le nommer), il aurait été plus prudent de la part des UN de s’assurer que les soldats qui débarquaient en terrain vierge ne soient pas infectés de la bibitte. Dans ce sens, je comprends que ces mêmes UN se sont depuis données de nouvelles règles pour l’affectation des casques bleus afin d’éviter à nouveau ce genre de situation. Peut-être le début d’un aveux ? Mais au plan de l’épidémie qui a suivi l’introduction de la bactérie Vibrio cholerae, quel a été le rôle de l’État haïtien ? Je me suis laissé raconter par des proches des hautes autorités politiques  (ils sont beaucoup à se donner le titre de proche de …) et des acteurs des organisations internationales, que le pays avait merdé dans ce dossier (et ce n’est pas une tentative de blague !). Entre les heures qui ont suivi l’identification du premier cas le lundi en fin de journée et le résultat du premier test (le mercredi matin suivant), les UN ont mobilisé une équipe d’experts internationaux (qui était sur place le jeudi), proposé un intervention rapide (sur un délai de 4 jours) qui aurait permis au gouvernement de circonscrire l’épidémie en isolant et nettoyant la souche. Dès les premières heures, la fameuse base de la Minustah aux abords de la rivière Artibonite avait été identifiée comme l’éventuelle souche de l’infection et on savait comment limiter rapidement les dégâts. Les UN avaient également rendu le cash disponible pour toute cette opération. L’idée bien évidemment était d’éviter que la bibitte commence son long périple dans toutes les zones du pays. Toujours selon mes ‘sources’, cette proposition serait restée trop longtemps sans réponse du gouvernement haïtien (certains parlent d’un mois) avant de devenir caduque, non pertinente. Des effluves nationalistes anti-UN (exacerbées en contexte post séisme) et la faiblesse de l’État seraient les causes de ce délai. Pour certains plus cyniques, on serait une fois de plus face à une action de sabotage, question de faire entrer encore davantage d’argent dans le pays !! Après quelques semaines, l’équipe d’experts a plié bagages pour laisser toute la place à ces centaines d’ONG qui ont implanté des services pour soigner tout ce beau monde, et déployer des programmes de prévention. Il en ont profité pour vider les institutions sanitaires du pays en offrant au personnel clinique des salaires mirobolants, mais ça, c’est un autre problème… Après moins d’un an, ces ONG avaient épuisé les fonds et ont eux aussi plié bagages. L’État maintient toujours ses efforts pour prendre en charge l’épidémie, mais en cette saison pluvieuse (et celle des ouragans qui nous attend au détour), les organisations internationales (l’OMS et OCCHA entre autres) tirent toujours la sonnette d’alarme sans toutefois réussir à lever les fonds nécessaires pour gérer les conséquences. À cette étape de la courte histoire du choléra en Haïti, ils sont plusieurs haïtiens à questionner l’intérêt de lancer le pays dans une démarche de reconnaissance de responsabilité de la part des Nations Unies. L’affrontement n’est probablement pas la meilleure tactique même si elle peut attirer des sympathies populaires dans le contexte pré-électoral actuel. Si j’étais à la place du gouvernement haïtien, j’inviterais les Nations Unies à redonner un peu de lustre au bleu de leurs casques et négocierais les appuis nécessaires pour aider le pays à faire face à cette maladie qui pourrait continuer d’affliger la population pour encore quelques décennies. Des UN opportunistes pourraient profiter de cette occasion pour se donner ne nouvelle façon de communiquer avec les haïtiens. Tout le monde en sortirait gagnants.

lundi 27 mai 2013

Les égouts de Paris


En septembre 2010, je faisais un billet sur le relativisme en me servant de la sécurité au travail comme illustrateur (http://jeanfrancoislabadie.blogspot.com/2010/09/le-gars-de-la-csst.html ). Ce samedi, j’ai eu une autre occasion de tester cette dimension de l’interculturel, cette fois-ci, il y avait en plus une question de sécurité publique. Sur la route de Kenscoff, à la hauteur de Thomassin 32, on pouvait observer cet acrobate au bout d’un arbre (une soixantaine de pieds dans les airs, près de 20 mètres). Regarder bien la vidéo, vous verrez au bout de l’arbre le consciencieux bucheron armé de sa machette s’atteler à descendre ce majestueux pyebwa (lire pied bois). Au moins, il coupe la branche du dessus !! Bien évidemment, pas besoin d’être attaché. Pas nécessaire également de s’assurer, en bas, que personne ne se trouvera sur la trajectoire de la chute. Encore moins de se demander si dans sa descente, la branche pourrait couper certains fils électriques et donc, éventuellement, électrocuter des passants ou priver d’électricité tout le reste des zones sur la route de Kenscoff. C’est un peu comme conduire au son : quand ça fait boum, tu freines… Heureusement, pas de dégât, du moins pour le bout d’épisode que nous avons regardé. Même après plus de 4 ans dans ce pays, je demeure toujours aussi impressionné qu’il n’y ait pas plus de personnes estropiées, même si en fait c’est probablement l’un des principaux problèmes de santé publique. Et bien évidemment, cette prise de risque n’émeut personne sauf le blanc que je suis, élevé dans cet environnement contrôlé qu’est un pays dit développé. À la radio de RFI ce matin, j’écoutais un reportage sur les égouts de Paris. Selon le journaliste, on y organiserait des visites tout aussi intéressantes que démystifiantes sur cet environnement hautement hostile. L’égoutier interviewé raconte comment les législations des dernières décennies ont permis d’éliminer presque tous les risques professionnels auxquels lui et ses collègues étaient confrontés. On en vient à rêver que la vie des haïtiens soit traitée comme les égouts de Paris !

mardi 14 mai 2013

Redonner vie à Aristide


Ceux qui sont abonnés au compte Twitter du président ont aujourd’hui été inondés de tweets (on doit approcher la centaine). J’ai même reçu un appel automatisé où il vantait les réalisations de son gouvernement, ainsi qu’une invitation par SMS pour le rejoindre cet après-midi au Champs de Mars. C'est sans compter les rues de PAP qui sont décorées des affiches/banderoles soulignant les bienfaits du gouvernement Martelly/Lamothe. Parce que c’est l’objectif de communication du président, souligner les bons coups de ses 2 ans à la présidence d’Haïti question de parler plus fort que ses détracteurs. Ajouter à cela les odeurs naissantes d'une campagne électorale, on comprend que la partie communication de la guerre est lancée. Je n’ai pas lu tous les tweets (je travaille quand même !) mais on peut facilement s’imaginer que les opposants qui veulent critiquer son action trouveront assez de ‘poignées’ pour le mettre en valise. En politique, c’est de bonne guerre. En politique en fait, c’est la guerre, une guerre renouvelée la semaine dernière avec le passage d’Aristide au parquet (il a été convoqué comme témoin dans l’histoire du meurtre d’un animateur de radio et du gardien de sécurité de sa station qui a lieu il y a plus de dix ans). L’ex-président – dont tout le monde ici estime qu’il jouit toujours d’une très grande popularité auprès de la population – a profité de cette convocation pour relancer la machine de son parti pour les prochaines élections. Au plan tactique, l’anglicisme ‘une fenêtre d’opportunité’ apparaît, au minimum, comme un euphémisme. Le convoquer au parquet lui a offert une occasion en or de refaire surface publiquement, un long cortège de policiers et de fanatiques a fait le trajet aller-retour entre Tabarre et le centre-ville, une ville en arrêt pendant presqu’une journée (les UN avaient fermé certains de leurs bureaux par crainte des débordements), tous les médias obnubilés par l’évènement. Je vous le dis, un grand hit au plan des communications pour le parti exclus des deux dernières élections, et un chef qui était resté muet depuis deux ans. Le lendemain, l’homme a lu devant les médias un communiqué (un communiqué haïtien, donc de 40 minutes) dans lequel il a très clairement rouvert les hostilités politiques. Il a promis une renaissance de son parti avec des centaines de victoires pour son équipe (plus de 600 postes électifs lors du prochain scrutin). La chose qui m’a le plus frappé dans son discours, et j’avoue ne pas avoir vu de commentaires à cet effet, est l’utilisation de la vieille division de la couleur de peau pour mobiliser ses troupes et annoncer la ‘couleur’ de sa politique. Je parle bien ici de ces nuances de blancs-à-noir qui jugulent l’histoire politico-sociale du pays : La grande majorité de la population pauvre et noir, contre la minorité mulâtre/blanc riche et dominante. La lutte des classes sur le plateau des divisions ... ‘raciales’. Il y a toutes sortes d’histories (plus ou moins objectivées) concernant les appels de l’ex-président pour que les noirs de ce pays reprennent aux blancs (ne pas comprendre les étrangers) ce qui leur a été volés, ou encore ce à quoi on leur avait jamais donné accès. L’histoire du supplice du Père Lebrun par exemple. Martelly est très souvent critiqué pour sa pseudo trop grande ‘proximité’ avec les pouvoirs judiciaires et dès que la convocation d’Aristide a été connue, ils sont nombreux à avoir associé cette démarche du juge comme le prolongement direct de l’action du président. À voir comment les choses évoluent, peut-être qu’Aristide et son parti estiment aujourd’hui que la plus grande réalisation de Martelly aura été de leur redonner vie ?

mardi 16 avril 2013

De la neige dans les bottes


Déjà longtemps que je ne vous ai écrit. Je ne me suis pas davantage écrit, ce blogue étant un espace solitaire partagé. C’est ma nouvelle vie de père qui est responsable. Notez bien que je n’ai pas écrit que la responsabilité incombait à Imo, mais davantage à tout ce que la parentalité impose. J’ai pris quelques vacances également, des vacances souhaitées et d’autres imposées. On a amené Imo voir la neige et sa nouvelle famille élargie dans le ‘pluss beau pays du monde’. Le constat est clair : La neige dans les bottes ne perturbe pas davantage le cerveau d’un enfant en quête d’aventures, que le sable dans les sandales. Aucune différence entre +30 degré Celsius ou -30, rien n’entrave l’énergie vitale d’un ti-cul qui a plus de la moitié de sa vie à reprendre. Pendant ce temps là en Haïti, la vie continue de mal se passer. Je ne parle pas dans l’espace personnel bien évidemment, mais dans l’espace public. C’est en fait à ‘LE’ problème d’Haïti : L’individualité ne trouve jamais son compagnon dans la communauté. La situation politico-constitutionnelle demeure fragile. Encore, il aura fallu que la communauté internationale pousse de tout son poids le président à lancer ce processus électoral qui risque une fois de plus de nous offrir des ‘feux de pneus’ dans quelques mois. Les armes s’affutent de chaque côté et si la rumeur veut que le président se donne les moyens de contrôler les deux chambres et le niveau des collectivités (les mairies par exemple), les multiples oppositions semblent vouloir faire front commun. Quatre département du pays que je connais davantage sont en pleine ébullition et il vaut mieux s’y faire discrets pour les prochains mois, il y a des armes sur le bord de se montrer le bout canon. Dans cet espace kafkaïen, on a maintenant un CTCEP pour organiser les élections. Traduction de CTCEP : Collège TRANSITOIRE du Conseil Électoral PERMANENT. Vous voulez des explications … Tout ça en plus dans un contexte où l’atmosphère est plutôt nauséabonde, le gouvernement en place étant accusé de toutes parts de baigner dans la corruption. Si ce n'était que les opposants qui s’en plaignaient on n’en parlera pas davantage, mais depuis quelques semaines, des critiques viennent de l’interne (deux ex-ministres et un ex-proche conseiller du président). Le premier ministre fait des efforts pour montrer patte blanche et inciter les gens à pointer les coupables, mais comme il le dit dans une entrevue récente : C’est un problème des pays pauvres et c’est un problème que l’on ne résout pas en une journée. Je l'inviterai à passer quelques jours à la Commission Charbonneau, tristement il pourra se consoler. On ne connaît pas trop la suite des choses et ma boule de cristal est encombrée par le désordre de mon bureau, mais je vous prédis que vous allez entendre parler de nous dans les prochaines semaines. Je ne fais pas référence ici à la période des ouragans qu’on nous annonce corsée, mais de la Une des sections 'politiques internationales' de nos grands médias. Également sur ce blogue bien évidemment, mais avec nettement moins d'ambition.