dimanche 28 février 2010

Quelqu'un peut-il prendre le micro ?


Depuis notre retour, on sent la fatigue s’installer durablement dans la vie de nos collègues haïtiens. On a eu droit à plusieurs pluies et il semble que la saison mouillée s’installe pour de vrai. Il manque encore des centaines de milliers de tentes pour faire en sorte que les prochains mois se passent un peu mieux. Pour ne pas dire la prochaine année ! Les gens sont fatigués de cette vie de campeur forcée. Plusieurs ayisien pourraient toutefois retourner dans leur maison, mais les craintes de nouvelles secousses sont trop fortes. Disons qu’elles ne font rien pour se faire oublier. Il existe également une rumeur assez forte dans la ville à l’effet que l’État demanderait à la population de continuer à dormir dehors… Julemond, un vendeur de fruits itinérant qui passe livrer d’excellentes assiettes de fruits deux fois par semaine, me raconte qu’il attend l’ordre de l’État pour retourner dans sa maison… Il y en n'a pas eu pour en sortir, il n'y en aura pas plus pour y retourner ! C'est aussi ce qui se passe quand le niveau d'organisation d'une société permet à sa population d'avoir minimalement accès à une information fiable. Vous vous rappelez du Premier Ministre Bouchard et de Monsieur Col-roulé-Caillé tous les jours à la télé lors du verglas, ils servaient à ça, informer adéquatement la population et briser des mythes !

1 commentaire:

Marico a dit…

Disons que les "Bouchard Caillé" se font rares partout ces années-ci! Disons aussi qu'un verglas de deux semaines malgré tous les à-côtés pénibles, ce n'était pas grand chose en comparaison d'un tremblement de terre de cette envergure!